Revue de presse


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le bien-être et la protection de l’habitat.
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Bonne lecture


A voir sur ARTE , Mercredi 21 novembre à 22h10







Israël : attention, téléphoner tue

Anthony Lieures, publié le 14/03/2012 à 17:52

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"Cela permet de faire entrer cette notion de risque dans l'esprit des gens."

REUTERS/Luke MacGregor

Chaque portable vendu dans l'Etat hébreu devra désormais porter un message avertissant des risques de cancer. Etienne Cendrier, porte-parole de l'association "Robin des Toits" voit en Israël "un exemple à suivre" pour la France.  

Le parlement israélien a voté le 1er mars une loi visant à sensibiliser aux risques de cancer liés à l'utilisation des téléphones sans fil. A l'image des paquets de cigarettes, tout portable vendu en Israël devra désormais porter un message d'avertissement: "Attention - le ministère de la Santé met en garde sur le fait que l'utilisation massive, ainsi que le port de cet appareil près du corps, peut augmenter le risque de cancer, surtout chez les enfants". Une première. Portée par deux députés, le communiste Dov Khenin et la centriste Yulia Shamalov Berkovich (du parti Kadima), la loi a remporté l'approbation générale de la Knesset, le parlement israélien. Plusieurs études visant à démontrer la nocivité des ondes électromagnétiques ont été menées en Israël ces dernières années. 

Etienne Cendrier, porte-parole de l'association "Robin des Toits", voit en Israël "un exemple à suivre" pour la France. Entretien. 

Comment réagissez-vous à la décision du parlement israélien?

C'est une bonne nouvelle, un exemple à suivre. Pour moi, le lobby exercé par les opérateurs n'a certainement pas réussi à empêcher le vote de cette loi. Par ailleurs, Israël, tout comme la Suède, fait partie des pays les plus impliqués par la question du risque causé par les ondes électromagnétiques. 

Une telle mesure est-elle envisageable en France?

La loi du 12 juillet 2010, dite Grenelle 2, interdit l'utilisation et la commercialisation des appareils sans fils pour tous les enfants de moins de six ans. Le souci, c'est que cette loi n'a jamais été promulguée. Lorsqu'elle était députée puis secrétaire d'Etat à l'économie numérique,Nathalie Kosciusko-Morizet s'intéressait beaucoup à la question du danger pour la santé que représente l'utilisation des téléphones portables. Devenue ministre de l'environnement, elle a subitement été frappée d'amnésie. 

Quelles sont les solutions prônées par votre association?

Nous souhaitons l'application du Grenelle 2, mais aussi que les femmes enceintes soient mieux informées des risques qu'elles encourent. A l'image d'Israël, nous souhaitons que chaque mobile vendu chez nous puisse comporter une notice d'avertissement. 

Quels sont les effets de ce type de campagne?

C'est un premier pas. Cela permet de faire entrer cette notion de risque dans l'esprit des gens. La plupart d'entre eux font "joujou" avec leur appareil, sans se préoccuper du reste. Avec une étiquette d'avertissement, cela permet de rappeler que tout cela n'est pas sans incidence sur la santé. 





 Réglementation étiquetage : La nouvelle réglementation

sur la qualité de l¶air intérieur est en vigueur depuis le 1er janvier

Une nouvelle étiquette pour un air intérieur plus sain

Depuis le 1er janvier 2012, et conformément à la réglementation des lois Grenelle I et II, sont soumis à un étiquetage obligatoire: les produits de construction et revêtements de mur ou de sol ainsi que les vernis et peintures. Ce nouveau type de vignettes indique le niveau d’émission de composés organiques volatils (COV) qui sont néfastes pour la santé des consommateurs.

Ce sont plusieurs milliers de marchandises qui sont concernées par cette nouvelle disposition: papiers peints, moquettes, peintures, vernis, colles, adhésifs, parquets…
En revanche, tous les produits qui auront été mis à disposition sur le marché avant l’entrée en vigueur de cette loi, auront jusqu’au premier septembre 2013 pour se mettre en conformité.

Le principe est le même que l’étiquette énergie des bâtiments, avec un barème allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions).

L’objectif de l’étiquette polluants volatils

L’objectif de cette mesure est d’informer et de prévenir le consommateur sur les risques de toxicité par inhalation liés à ces polluants volatils. L’étiquetage des produits pourrait ainsi permettre de réduire l’exposition à ces substances dans les logements.
Le classement concerne onze COV au total, que l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a choisi et identifié en raison de leur présence dans l’ensemble des intérieurs français.
Ces COV peuvent entraîner des pathologies comme l’asthme, les allergies ou les conjonctivites et concernent en moyenne 25 à 30% de la population.
De plus ce type de troubles entraîne selon les estimations, un coût non négligeable de frais de santé qui serait directement impacté au contribuable (par le biais de la sécurité sociale), estimé entre 10 et 40 milliards d’euros.
Mais ce n’est pas seulement l’enjeu de santé publique qui explique cette législation. Le but est aussi de sensibiliser les industriels, qui sont invités à commercialiser des produits en faveur d’un environnement plus sain.
Cette nouvelle réglementation semble toutefois être bien accueillie par ces derniers malgré les coûts que cela va engendrer.

Il est à noter que l’étiquetage est obligatoire, sous la responsabilité du fabricant, c’est-à-dire que ces derniers déclarent eux-mêmes la classe correspondante au niveau d’émission. La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) réalisera des contrôles pour vérifier l’exactitude des déclarations.

Date de mise à jour : 27/01/2012

ARTICLE source:http://www.partenaire-europeen.fr